A Ngaparou (Sénégal) causerie sur les écrans dans une entreprise

Ngaparou mars 2021

Abdoulaye et Marina Gning, créateurs de ApiAfrique ont souhaité qu’une causerie sur les écrans soit proposée aux salarié(e)s de leur entreprise. Après une présentation rapide d’ApiAfrique, ils nous expliquent pourquoi une réflexion sur les écrans leur a paru importante.

Pouvez-vous, en quelques mots, nous présenter votre entreprise et ce qui a motivé sa création ?

Le Sénégal en particulier, et l’Afrique en général, ont vu ces dix dernières années l’arrivée massive de produits jetables. Ces derniers génèrent beaucoup de déchets non recyclables avec des impacts négatifs sur l’environnement et sur la santé des populations. Ils rendent aussi les populations dépendantes, car il faut sans cesse acheter ces produits de première nécessité.

Afin d’apporter des solutions à cette problématique des produits jetables, nous avons créé ApiAfrique, une entreprise sociale sénégalaise localisée à Ngaparou à côté de Mbour au Sénégal. Elle a pour activité la conception, la fabrication et la distribution de produits et de services contribuant à la réduction des déchets, à l’autonomisation des femmes et à la protection de la santé. Nos principaux produits sont les couches lavables et les serviettes hygiéniques lavables.

Pourquoi avoir organisé une causerie avec les salarié(e)s sur les écrans et sur l’usage que l’on en fait ?

Notre équipe compte aujourd’hui 25 personnes, dont 90% de femmes et de jeunes de moins de 30 ans. Au Sénégal, les écrans tels que la télévision et les smartphones sont omniprésents dans les foyers. Nos employés ne font pas exception, ils possèdent chacun au moins un smatphone qu’ils utilisent à longueur de journée et une télévision chez eux qu’ils regardent tous les jours.

Par ailleurs aucune sensibilisation n’est faite au Sénégal pour mettre en garde les citoyens sur les impacts négatifs sur la santé mentale et physique des jeunes et des adultes avec l’utilisation abusive des écrans. C’est pourquoi nous avons décidé d’inviter Mme Élisabeth Baton-Hervé, afin qu’elle partage avec nous son expérience et nous donne des conseils pratiques pour savoir comment gérer notre « consommation » d’écran.

Que pensez-vous de ce temps d’échange ?

Cet échange a été très instructif pour toute l’équipe. Il nous a permis de voir que nous avons souvent tendance à utiliser les écrans sans réfléchir auparavant sur le « pourquoi » nous les allumons. Les écrans sont souvent un passe-temps et nous n’en mesurons pas tous leurs impacts.  Par exemple plusieurs personnes pensent que ce n’est pas grave de mettre un enfant de moins de 4 ans devant la télévision ou de lui donner un portable. Elles ne mesurent pas les impacts négatifs sur le développement intellectuel et physique de l’enfant. Par ailleurs, nous avons aussi remarqué le rôle désocialisant des écrans, car les gens sont plus obnubilés par les interactions avec leur téléphone qu’avec les autres membres de la société.

Mme Baton-Hervé nous a montré avec des exemples parlants les conséquences néfastes sur la santé, le mental et le développement moteur d’une utilisation abusive des écrans. Sans pousser à une suppression totale des écrans, elle nous a invités à nous fixer des règles pour ne pas tomber dans les pièges des annonceurs.

Suite à la causerie, il a été demandé aux participant(e)s ce qu’ils (elles) en ont pensé, ce qu’ils (elles) ont retenu de ce temps d’échange, si leur façon de voir l‘univers des écrans a changé et si cela a abouti à des changements véritables dans leur quotidien.

Témoignages

Modji « La causerie était intéressante ça nous a permis de savoir beaucoup de choses qu’on ne savait pas sur les écrans. J’ai pu retenir que le fait de rester devant les écrans pendant des heures n’est pas conseillé. La causerie m’a permis d’avoir une autre vision des écrans et je me suis rendu compte que je perds du temps devant mon téléphone inutilement. Oui j’ai réduit le temps que je passais sur mon téléphone et la télé.»

Anta « La causerie était très captivante et constructive, car ça nous a permis de mieux comprendre comment et quand on utilise les écrans. Durant la causerie j’ai pu retenir que les écrans nous empêchent de communiquer avec nos proches pour tisser des liens et nous isole de tout. Ma vision a changé, car je considérais l’écran comme moyen de distraction alors que c’est beaucoup de temps perdu pour des choses inutiles. Les écrans, ça peut aussi nous rendre inefficaces, car si on y passe trop de temps ça nous empêche d’avancer et de faire des choses utiles. Oui j’ai déjà commencé à changer depuis ce jour et j’ai même sensibilisé la famille, surtout les enfants sur ce sujet.»

Marianne « Intéressant ! J’ai beaucoup appris sur les écrans, sur leurs côtés positifs et négatifs. Pendant la causerie j’ai pu retenir que rester pendant des heures devant les écrans nous empêchent de communiquer et d’être en famille. Grâce à la causerie, je me suis rendu compte que trop d’écrans ce n’est pas bon pour les yeux. Oui, je fais de mon mieux pour regarder le moins possible les écrans, j’en ai même parlé avec mes frères.»

Bineta « La causerie était très intéressante, car on a appris plein de choses très importantes. Durant la causerie j’ai pu retenir que trop d’écrans ce n’est pas bon pour les adultes et les enfants. Un enfant qui passe beaucoup de temps devant les écrans n’est pas le même que celui qui joue avec des jouets. Après la causerie j’ai une autre vision des écrans et je trouve que le temps qu’on y passe est inutile. J’ai commencé à réduire les écrans et maintenant je passe moins de temps sur mon téléphone.»

Véronique « La causerie sur les écrans était très importante. J’ai pu retenir que le fait de rester durant des heures devant les écrans nuit à notre santé. J’ai pu constater que les écrans nous prennent beaucoup de temps et nous empêchent de faire notre travail correctement. Avant la causerie je passais beaucoup de temps devant la télé, même jusqu’à 3 heures du matin, et maintenant j’y passe moins de temps.« 

Aissatou « La causerie était hyper intéressante, je ne savais pas que les écrans pouvaient causer tant de dégâts sur les adultes et les enfants. Durant la causerie j’ai pu retenir que les enfants de moins de 3 ans ne doivent pas regarder la télé. Ma vision des écrans a vraiment changé depuis ce jour, car je pensais que c’était un moyen de distraction alors que c’est juste une perte de temps. Oui depuis la causerie je regarde moins la télé et j’utilise mon téléphone seulement pour des choses utiles.»

Macumba « La causerie était très intéressante, vraiment. En tant qu’adulte je ne savais pas que les écrans peuvent être aussi dangereux. Je suis père de famille et la causerie m’a permis de mieux éduquer mes enfants sur la manière d’utiliser les écrans. Ma vision des écrans a beaucoup changé et j’ai compris que les écrans ne sont pas aussi utiles qu’on le pense. Depuis ce jour pendant les repas interdiction de regarder son téléphone ou la télé.»

Ndeye « La causerie était très passionnante. Je croyais que je savais tout, mais en écoutant parler l’intervenante je me suis rendu compte que je ne savais rien sur les écrans. Durant cette causerie j’ai pu retenir que trop d’écrans nous rend moins efficaces et que ce n’est pas utile du tout. Ma vision des écrans a beaucoup changé depuis ce jour, car à la fin, si les écrans ne nous apprennent rien d’important et qu’ils nous prennent tout notre temps, ce n’est pas la peine d’y passer autant de temps. Oui, je commence petit à petit à diminuer les écrans. Je m’en sors pas mal avec mes neveux à la maison.»

Fatima « La causerie était très captivante, vraiment. J’ai pu retenir que les écrans ne sont pas aussi efficaces sur l’éducation des enfants comme on le dit au Sénégal, au contraire ça les empêche de bien réfléchir et même de développer leurs capacités intellectuelles. Ma vision sur ce sujet a beaucoup changé, car à la fin de la causerie j’ai pu réfléchir sur comment j’utilise les écrans à la maison. Depuis ce jour on a fixé des heures pour regarder la télé et passer plus temps en famille. »

Mame Faye « La causerie était très très passionnante. J’ai compris que trop d’écrans ce n’était pas bon pour la santé. Grâce à la causerie j’ai pu retenir que trop écrans ce n’était pas bon pour la vue et pour les enfants de moins de 3 ans. Ma vision sur les écrans a changé depuis ce jour, car pour moi ça ne nous apprend rien, c’est juste une perte de temps. Je regarde de moins en moins les écrans maintenant.»

Aissatou « La causerie était très constructive. Durant la causerie ce qui a le plus attiré mon attention c’est l’histoire de l’enfant qui ne pouvait rien faire de ses mains à cause des écrans. Ma vision est qu’on perd beaucoup de temps pour des choses inutiles et ça doit nous inciter à mieux comprendre comment on utilise les écrans. Oui maintenant je regarde de moins en moins les écrans. »

Tening « C’était très intéressant, car ça nous a permis de mieux comprendre comment on utilise la télé. Durant la causerie j’ai pu retenir que les écrans accaparent beaucoup des enfants, car je vois même des enfants qui imitent les dessins animés. Ma  vision est que les écrans c’est une perte de temps. Bien sûr j’ai même réduit le nombre d’heures passées devant ma télé. »

Marie-Louise « La causerie était super intéressante. J’ai pu retenir que le fait de passer trop de temps devant la télé et le téléphone peut nuire à notre vision. Ma vision des écrans a changé depuis ce jour, car on comprend que les émissions qu’on regarde ne nous apprennent rien d’important. Oui depuis ce jour j’ai diminué le nombre d’heures passé devant les écrans. »

Mactar « La causerie était super captivante, ça nous a permis de mieux comprendre la manière d’utiliser les écrans et les conséquences d’un usage excessif. Durant la causerie j’ai pu retenir que trop de temps d’écrans nous empêche d’être utiles, de prêter attention à ce qui se passe autour de nous et nous de communiquer. Ma vision des écrans a beaucoup changé depuis ce jour, car au lieu d’être une source d’apprentissage, les écrans ne font que nous causer du tort. Oui depuis ce jour je m’éduque et j’éduque aussi mes neveux sur la manière d’utiliser les écrans.»

Merci à Madame Élisabeth Baton-Hervé de la part de toute l’équipe Apiafrique de nous avoir fait cet honneur. 

Jacques Brodeur nous à quittés !

Jacques Brodeur, Montréal, novembre 2019

Jacques Brodeur nous a quittés, emporté en quelques jours par la Covid 19.

Ancien professeur de sport, Jacques Brodeur a toujours été soucieux de la santé et du bien-être des enfants et des adolescents. « L’éducation à la paix, aux médias, la prévention de la violence et le développement de saines habitudes de vie » étaient au cœur de son engagement.

Fondateur du Défi 10 jours sans écrans au Québec, puis en France, il était convaincu qu’il y avait urgence à promouvoir la réduction du temps-écran.

Il avait conscience que les grandes firmes internationales que l’on appelle GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), sont davantage préoccupées par la manne financière escomptée par leurs activités que par des questions d’ordre éthique et déontologique.

Le développement accéléré de la technologie numérique a entrainé un accroissement important d’écrans de toutes natures, accessibles à un âge de plus en plus précoce, avec des offres de contenus plus orientés vers le divertissement que vers l’éducatif. L’augmentation du temps écran qui en a résulté conduit les enfants à une surexposition avec des conséquences très préoccupantes : santé fragilisée, agressivité, harcèlement, baisse des résultats scolaires, etc.

Face à ces constats, il était convaincu qu’il fallait œuvrer pour encourager petits et grands à une réduction du temps d’écran. Le Défi 10 jours sans écrans est né de cette nécessité. Son site Edupax témoigne de ses nombreuses interventions ainsi que du dynamisme et savoir-faire qu’il y déployait.

Mais il ne s’est pas arrêté là, il a également été cofondateur de l’association Alerte écrans, des Chevaliers du web et a organisé de nombreux colloques.

Une de ses phrases clés était : « Les écrans pour servir, non pour asservir » !

Jacques Brodeur avait pour habitude de distribuer des bravos aux uns ou les autres lorsqu’ils contribuaient, à leur manière, à cette œuvre commune de prévention des effets néfastes des écrans. A notre tour, nous lui disons BRAVO JACQUES !

Carte des Défis réalisés en France
Colloque Montréal, novembre 2019

Une thèse de médecine sur l’exposition des enfants aux écrans et les troubles du langage

Manon Collet, jeune médecin, a réalisé sa thèse de médecine sur l’exposition des enfants aux écrans en rapport avec les troubles du langage, travail pour lequel elle a obtenu le prix de thèse de Médecine « Professeur Pierre Gineste » 2017. Cette étude a été publiée dans le Bulletin épidémiologique de Santé publique France en janvier 2020.

Manon Collet a bien voulu répondre à mes questions.

Photo M. ColletVous avez réalisé votre thèse de médecine concernant l’influence des écrans sur l’acquisition du langage, pourquoi avoir choisi ce sujet ?

Au cours de mon dernier stage d’interne de médecine générale effectué en cabinet de ville, j’ai été confrontée à l’accès aux écrans chez les enfants au sein même du bureau de consultation. Que ce soit un téléphone donné dans la poussette pour calmer l’enfant qui pleure, ou le jeune enfant ou adolescent les yeux rivés sur sa tablette ou smartphone alors même que la consultation le concernait. Ces nouveaux usages m’étaient inconnus et m’ont interpellée.

Une de mes maîtres de stage, qui était sensibilisée au sujet de la prévention des écrans m’a conseillée d’interroger systématiquement les enfants sur leur consommation d’écrans lorsque je les recevais pour des consultations de prévention comme lors des demandes de certificats sportifs. Ce thème des écrans et de leurs risques sur la santé n’avait jusqu’alors pas été abordé au cours de mes études. J’ai été très surprise du simple temps d’usage quotidien des écrans chez certains enfants.

Concernant ma pratique de médecin généraliste, j’ai trouvé intéressant d’aborder ce thème de la surexposition aux écrans par le prisme de son impact sur la santé des jeunes enfants et plus particulièrement sur le thème du langage. En effet le développement du langage est un des piliers du développement psychomoteur de l’enfant. Il s’agit d’un aspect très important à évaluer et à suivre en médecine générale.

Comment avez-vous procédé ?

Nous avons effectué une étude cas-témoin menée dans 24 communes d’Ille-et-Vilaine sur des enfants âgés de 3,5 à 6,5 ans. Entre juillet et octobre 2016, nous avons inclus dans l’étude 167 enfants cas qui étaient suivis par des orthophonistes pour des troubles primaires du langage. Cent neuf enfants témoins du même âge ont été recrutés chez des médecins généralistes d’une même ville ou pôle de santé, lorsqu’ils n’avaient pas besoin de suivi orthophonique.

Un questionnaire parental a été créé et distribué à ces 276 familles afin de collecter des informations sur l’enfant et ses habitudes de consommation d’écrans.

Les données ont ensuite été analysées par une statisticienne de l’hôpital de Pontchaillou à Rennes afin de rechercher des liens entre les différents types d’exposition aux écrans recueillis et les troubles primaires du langage.

Quels résultats avez-vous obtenus ?

Cette étude a montré qu’un enfant qui était exposé aux écrans le matin avant d’aller à l’école serait trois fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage.

Un enfant qui ne discutait que rarement voire jamais du contenu visualisé sur les écrans avec ses parents serait lui deux fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage.

Et nous avons montré un effet additionnel de ces risques, puisque lorsque l’enfant présentait ces deux facteurs combinés, le risque de développer des troubles primaires du langage était multiplié par six par rapport à un enfant qui n’était dans aucune de ces deux situations.

Quels conseils aimeriez-vous donner aux parents ?

Il est important d’apporter des conseils individualisés adaptés à l’âge et à la maturité de l’enfant, mais également aux connaissances et au ressenti des parents.

Mais d’une manière plus générale, j’aime beaucoup la règle des « 4 pas » proposée par la psychologue Sabine Duflo qui s’est inspirée des recommandations de l’académie américaine de pédiatrie. Car cette règle s’adapte à tous les membres de la famille et donc à tous les instants de vie. Elle est la suivante :

  • Pas d’écran le matin. Car l’écran va épuiser l’attention de l’enfant dès le matin, or il en aura besoin pour tous les apprentissages du reste de sa journée.
  • Pas d’écran pendant les repas. Car c’est un moment important à partager en famille. De plus si le cerveau est occupé par l’écran il ne se concentre plus sur son assiette et le sentiment de satiété sera retardé.
  • Pas d’écran avant de s’endormir. Car l’écran va stimuler le cerveau qui a pourtant besoin de redescendre en température et en excitation pour induire un sommeil réparateur.
  • Pas d’écran dans la chambre de l’enfant. Car cela échappe au contrôle parental que ce soit en terme de durée passée devant l’écran, que du contenu visualisé et du risque d’empiéter sur le sommeil.

Je rappelle également d’éviter l’accès aux écrans ou même la télévision allumée en bruit de fond avant 3 ans. Cette recommandation française est souvent connue des parents mais il est important qu’ils en comprennent la raison. Le jeune enfant a besoin de l’intéraction avec son entourage pour se développer, chose qu’un écran ne pourra jamais lui apporter.

Mais globalement il ne faut surtout pas oublier l’importance pour les parents de définir un cadre et des règles autour de l’usage des écrans, que ce soit en terme d’accès, de durée, de contenu. L’usage de l’écran, en dehors de certaines périodes de la journée à éviter, doit être vu comme une activité à part entière, qui ne prend pas la place d’autres activités, qui ne doit pas être là pour combler du vide, mais plutôt un moment de partage d’expérience en discutant du contenu visualisé avec son enfant.

À votre avis, quel pourrait être le rôle du médecin généraliste dans la prévention des conséquences sanitaires d’un mésusage des écrans chez les enfants et les adolescents ?

Les conséquences du mésusage des écrans sur la santé des enfants sont bien connus et ne sont plus à démontrer.  Le médecin généraliste, de part la relation de confiance qu’il noue avec ses patients a un rôle très important dans cette prévention. Il est en première ligne pour transmettre les informations aux jeunes parents, puisque la plupart du temps il a l’avantage de suivre le couple parfois avant le désir de grossesse, puis pendant toute la grossesse et lors du suivi régulier de l’enfant.

Des études ont montré que les habitudes de consommation d’écrans des parents influaient sur la consommation d’écrans de leurs enfants. Il est donc important d’initier cette prévention aux mésusages des écrans avant même la naissance du bébé pour inciter à adapter son mode de vie à la venue de l’enfant. De plus les consultations de suivi des premiers mois de vie sont des moments où beaucoup d’informations nouvelles sont données aux parents. L’information à l’écran à ce moment devrait être un message de rappel car s’il s’agit d’une information nouvelle, elle sera plus difficile à retenir.

L’information doit donc être régulièrement apportée aux familles, depuis le pré-conceptionnel jusqu’à l’adolescence et donc adaptée aux besoins et à l’âge de l’enfant, mais également de manière individuelle au vécu et aux attentes de la famille.