Le matin, avec ou sans télé ?

Prenons le temps d’examiner les moments de la journée que la télévision consacre à la jeunesse à travers l’exemple des chaînes de la TNT. Eh bien, nos gamins sont invités à se lever très tôt !

Le matin, ce sont deux heures de programmes que TF1 consacre à la jeunesse avec son émission phare Tfou, de 6h25 à 8h25. Place ensuite à la météo. Les samedi et dimanche, les enfants bénéficient de 5 minutes de sommeil supplémentaires (quand même !) car leur émission commence à 6h30. Et le dimanche, la chaîne joue les prolongations sur cette espace jeunesse jusqu’à 10h05 !

Les chaînes publiques n’ont rien à envier à leur concurrente privée quant à l’horaire matinal des émissions pour enfants. Celles-ci commencent à 6 h sur France 3 et dès 5 h sur France 5 avec Okoo ! Le samedi France 3 s’adresse à l’audience enfantine jusqu’à 10h30. Quant au dimanche il s’aligne sur les jours de la semaine pour terminer à 8h30. Il n’en est pas de même pour France 5 qui propose aux enfants de rester scotcher à leur télé jusqu’à 9h50 le samedi, 9h20 le dimanche.

N’oublions pas, dans ce petit panorama, les chaînes France 4 et Gulli qui émettent en continu pour une audience enfantine, jeune et/ou familiale.

Face à ces offres de programmes sachons au moins nous réinterroger sur les besoins des enfants. Besoins :

  • de sommeil : entre 9 et 12 heures pour les 6-12 ans
  • de prendre le temps de se réveiller
  • de prendre le temps de s’alimenter : les enfants qui sautent le petit-déjeuner risquent de se retrouver en hypoglycémie au cours de la matinée
  • de se préparer à la journée scolaire : disponibilité d’esprit, concentration…

Les chaînes de télévision proposent, les téléspectateurs disposent. En parents avisés vous aurez pris soin de ne pas allumer la télé le matin !

Pour aller plus loin :

Grandir avec les écrans ? Ce qu’en pensent les professionnels de l’enfance, érès, 2020

Réduire les écrans, collection « 10 jours pour changer », Nathan, 2021

Écrans et enfants : la recherche de la bonne mesure

C’est la rentrée ! C’est aussi la période des bonnes résolutions, la mise en place de règles, de rythmes… ainsi que l’adoption de bonnes attitudes face aux écrans.

Selon l’âge de l’enfant et au-delà d’un certain seuil d’exposition, les écrans peuvent être nuisibles. Ils occasionnent de la fatigue, un déficit d’imaginaire et de créativité, une perte d’attention et de concentration qui se répercutent sur leur santé et sur les activités scolaires.

À partir de 3 ans, par exemple, une demi-heure dans la journée, de programmes choisis pour leurs qualités ludo-éducatives, sera amplement suffisant. Jusqu’à la fin du primaire, il est souhaitable que la durée d’exposition quotidienne aux écrans n’excède pas une heure. Les collégiens quant à eux pourront se voir octroyer un peu plus de temps. Attention, ce n’est pas une « dose quotidienne » qui est ici préconisée, il peut y avoir des jours « sans », c’est même souhaitable !

Dans tous les cas il est nécessaire de maintenir une vigilance sur les contenus auxquels les enfants sont exposés et sur l’équilibre entre le temps consacré aux écrans et les autres activités (sports, activités de loisirs, socio-culturelles, etc).

D’autres éléments dignes d’intérêt peuvent être pris en compte comme la manifestation de signes de fatigue ou de nervosité qui témoignent du besoin de l’enfant de prendre l’air et de se dépenser physiquement, ou tout simplement de passer à autre chose.

N’oublions pas également que les enfants ont besoin de sommeil. C’est pour cette raison que l’on évitera de placer la télévision ou l’ordinateur dans leur chambre et que tous les écrans mobiles rejoindront leur boîte à dodo. C’est encore pour cette même raison que l’usage des autres écrans (tablette, smartphone) est également à éviter avant le coucher.

Quoiqu’il en soit, il est en général préférable de ne pas rechercher une ritualisation trop prononcée de ces temps d’écrans. Cela afin d’éviter une possible dépendance et d’accorder à l’enfant le droit de s’ennuyer ou de s’inventer d’autres occupations.

Ce ne sont là que des repères proposés à titre indicatif mais ces quelques précautions élémentaires éviteront à nos enfants un usage incontrôlé et irréfléchi des écrans. Dans ce domaine comme dans d’autres les bons plis se prennent dès le plus jeune âge !

Enfin gardons à l’esprit que les enfants adorent passer du temps avec les adultes qui les entourent pour jouer, aller se promener, visiter, découvrir… ces moments sont irremplaçables !

Les écrans dans l’univers familial : identifier les risques

Lorsque nous sommes parents ou que nous avons un rôle éducatif auprès des enfants et des adolescents, nous nous posons normalement la question de savoir ce qui est bon pour eux. Il n’y a pas de raison que les écrans échappent à cette préoccupation car l’éducation est un tout !

Vous le savez, dans ce domaine, comme dans d’autres, il n’y a pas de recette, pas plus qu’il n’existe de règle absolue et intangible. À tout le moins, nous devrions pouvoir compter sur le bon sens de chacun. Hélas, ce bon sens est mis à mal par la multiplication des technologies numériques, par un marché racoleur qui les fait désirer et finit par les imposer, par des stratégies marketing savantes qui parviennent à programmer des comportements de consommation à l’insu souvent de ceux qui les adoptent.

La rencontre des médias et des enfants comporte des risques. Cette affirmation n’exclut pas les bienfaits éventuels qu’elle peut procurer. Ce n’est ni dramatiser ni diaboliser de le reconnaître, c’est tout simplement faire preuve de lucidité. Une fois ces risques identifiés, il est plus aisé d’entrevoir la manière dont parents et enfants peuvent tirer un parti bénéfique des nombreux écrans qui sont à leur disposition.

Il y a risque :

Lorsque les écrans sont nombreux dans l’univers familial ;

Si l’enfant est placé devant les écrans trop précocement, c’est-à-dire avant l’âge de trois ans ;

S’il est trop jeune pour avoir un smartphone personnel ;

Si les matériels et les contenus ne sont pas adaptés à son âge ;

Si l’usage des écrans se fait sans préparation, sans avertissement, sans cadre et sans échanges ;

Si l’enfant passe trop de temps consécutif devant l’écran ;

S’il y revient trop souvent ;

Si l’enfant dispose d’ordinateur, de télévision ou de tablette dans sa chambre ;

Si ses rythmes biologiques ne sont pas respectés (sommeil, repas…) ;

Si l’enfant n’est pas accompagné ;

Lorsque les parents ne prêtent pas suffisamment attention à l’exemple qu’ils donnent en matière d’usage des médias et technologies numériques.

C’est pourquoi, avant toute chose posons-nous et reposons-nous inlassablement ces questions :

Quelle vie familiale souhaitons-nous ? Quelles relations intrafamiliales, intergénérationnelles ? Quelle transmission de valeurs ? quelle vie sociale ?

Ensuite, et avant de procéder à l’achat de tel ou tel matériel (super sophistiqué !), de céder à telle ou telle offre (super avantageuse !) quelques autres interrogations seront bienvenues :

  • À qui est-ce destiné ?
  • Pour quel usage ?
  • Pour quelle utilité réelle ?
  • Quelle place sera attribuée à cet écran dans la maison ou l’appartement ?
  • Ce matériel est-il adapté à l’âge de mon enfant ?
  • Quel cadre vais-je mettre en place pour une utilisation avisée ?
  • Quelle utilisation aurais-je moi-même en tant que parent (de ma tablette numérique, de mon smartphone de mon ordinateur portable… ?

Les réponses que vous allez apporter à ces questions sont essentielles, car votre attitude générale envers les médias et les écrans numériques va directement impacter l’atmosphère familiale, vos relations avec vos enfants, mais aussi leurs comportements, leurs centres d’intérêt, leur développement psychomoteur, cognitif, psychoaffectif, etc.

Pour aller plus loin : réduire les écrans, collection « 10 jours pour changer », Nathan 2021


Règles des 3-6-9-12 ? Écrans passifs ou interactifs ? Pas si simple !

Les réflexions sur les écrans et les enfants abondent : écrits scientifiques, professionnels, articles de presse, productions émanant du milieu associatif, etc. Pour autant, nous ne savons pas toujours tirer parti des connaissances accumulées au fil des ans. Un clivage s’opère entre chercheurs et spécialistes et gagne le grand public. De leur côté, les journalistes de la presse écrite aussi bien que des médias audiovisuels ont tendance à s’alimenter auprès des personnalités les plus médiatisées laissant dans l’ombre tout un pan de la recherche.[1] Or, la société civile aurait grand besoin d’avoir accès à des connaissances diversifiées et qui tiennent compte de la complexité à l’œuvre. Dès lors, comment faire la part des choses ?

Tendance à la simplification

Une tendance à la simplification se décèle notamment dans la diffusion de pensées binaires : il y aurait ainsi des écrans passifs et des écrans interactifs, une  culture du livre et une culture numérique, des avantages et des inconvénients aux écrans, etc. Cette posture se retrouve également dans la tentation de délivrer des règles de conduite censées résoudre les problèmes liés aux usages des écrans chez les enfants et les adolescents. Associée à une éducation aux médias dès le plus jeune âge ainsi qu’à une éducation à l’autorégulation des usages, les écrans ne devraient plus être considérés comme problématiques. Pourtant, force est de constater que la réalité est toute autre.

La règle des 3-6-9-12 a été élaborée en 2013[2], suite à la publication de l’Avis de l’Académie des sciences. Elle a le mérite de fonctionner comme une alerte auprès des parents en leur fournissant quelques repères. Néanmoins elle nécessite d’être interrogée.

Écrans passifs, écrans interactifs : un partage erroné

Considérons tout d’abord que les repères d’âges proposés reposent sur une césure incertaine : certains écrans seraient passifs quand d’autres seraient interactifs. Au-delà du jugement de valeur sous-tendu par ce partage (le passif serait du côté du négatif, l’interactif du côté du positif), il est à noter qu’aucun argument solide ne vient l’étayer.[3] Il est fort étonnant de prêter aux écrans ces caractéristiques, car ils ne sont pas « naturellement » passifs ou interactifs. Ce sont leurs contenus, leurs fonctionnalités, leurs modalités de fonctionnement qui sont en cause. Par ailleurs, si l’écran de télévision est encore très présent dans les foyers, les enfants sont de plus en plus amenés à regarder les dessins animés sur les tablettes. Non seulement cette division ne tient pas, mais elle est trompeuse, car elle laisse entrevoir des bénéfices plus grands des écrans dits interactifs en oblitérant les stratégies de captation de l’attention qui s’y déploient et conduisent insidieusement à des usages excessifs.

Certains écrans à certains âges ? Il n’y a pas de règle !

Il est certes nécessaire et important de présenter les écrans aux enfants de manière pertinente et adaptée. Dans ce sens, aussi séduisants qu’ils puissent paraître, les repères d’âge précis présentent des limites. Sans doute il y a-t-il une période de la vie au cours de laquelle il est grandement préférable de s’abstenir de tout écran. De la naissance à environ 3 ans aucun écran n’est adapté : télévision, tablette, smartphone, ordinateur, écartent le tout-petit de ses expériences sensorimotrices et ne sont aucunement adaptés, incapable qu’il est, à cet âge, de faire la différence entre la représentation et le représenté, entre le monde réel en 3 dimensions et le monde de l’image en 2 dimensions. Quels qu’ils soient, les écrans nécessitent par ailleurs des habiletés optiques qui ne s’acquièrent que très progressivement. Ne nous y trompons pas, ainsi que le rapportait une psychologue, « l’enfant en bas âge n’est pas devant l’écran, il est dans l’écran », car lui et son environnement ne font qu’un.[4]

Au-delà de 3 ans, les écrans ne sont pas nécessaires. Plus l’enfant en sera éloigné, plus il aura l’opportunité de développer tout son potentiel psychomoteur, cognitif, langagier, etc. Ensuite, nos recherches démontrent que l’environnement adulte de l’enfant est déterminant. C’est la raison pour laquelle il est difficile d’affirmer qu’il existe un âge donné pour un matériel numérique précis. Pourquoi, par exemple, un enfant de 7 ou 8 ans ne pourrait-il avoir accès à Internet pour une tâche convenue, sur une période délimitée avec un accompagnement parental ? Les origines sociales et culturelles des parents, leur capacité à proposer ou non des alternatives aux écrans, leur aptitude ou non au dialogue, la faculté ou non de ceux-ci à étayer les apprentissages autour du langage, de la découverte du monde, sont autant de critères à prendre en compte. Dans ces conditions une même règle peut-elle s’appliquer de manière indifférenciée à toutes les familles et à tous les enfants ?

L’éducation à l’utilisation des écrans oui, mais ce n’est pas suffisant

Malgré le recul des années, l’éducation aux médias et à l‘information (EMI) est loin d’être suffisante. Il serait temps qu’elle se développe de manière beaucoup plus massive et plus systématique dans l’enseignement. Les pouvoirs publics et politiques ont là un rôle important à jouer. Il en va de la capacité des jeunes à être en mesure d’exercer pleinement leur citoyenneté dans le présent et dans le futur.

Mais il est intellectuellement malhonnête de n’envisager les remèdes à un mésusage des écrans que sur le versant du citoyen-consommateur. La responsabilité des grandes entreprises internationales présentes sur le marché du numérique est énorme. Les stratégies marketing, les enjeux associés à la récolte des données personnelles, les pratiques de captation de l’attention concourent puissamment à contrecarrer les démarches pourtant positives de bons usages des écrans. En cela le rapport de force est extrêmement déséquilibré.

Œuvrer pour le bien-être des enfants et des adolescents dans une société connectée n’est pas du seul ressort des parents, des éducateurs, des soignants… Les acteurs économiques et les décideurs politiques doivent également assumer leur part de responsabilité.


[1] Ce n’est pas nouveau. Voir à ce sujet BATON-HERVÉ Élisabeth : Les enfants téléspectateurs. Programmes, discoures, représentations, l’Harmatan 2000.

[2] Avis de l’Académie des sciences, L’enfant et les écrans, Le Pommier, janvier 2013

Serge Tisseron, Grandir avec les écrans. La règle 3-6-3-9-12, Yakapa avril 2013

[3] Voir à ce sujet « Écrans interactifs, écrans non interactifs, une césure trompeuse », in Grandir avec les écrans ? Ce qu’en pensent les professionnels de l’enfance, pp. 278-286, érès, 2020.

[4] Élisabeth BATON-HERVÉ : Grandir avec les écrans ? Ce qu’en pensent les professionnels de l’enfance, érès, 2020.

A Ngaparou (Sénégal) causerie sur les écrans dans une entreprise

Ngaparou mars 2021

Abdoulaye et Marina Gning, créateurs de ApiAfrique ont souhaité qu’une causerie sur les écrans soit proposée aux salarié(e)s de leur entreprise. Après une présentation rapide d’ApiAfrique, ils nous expliquent pourquoi une réflexion sur les écrans leur a paru importante.

Pouvez-vous, en quelques mots, nous présenter votre entreprise et ce qui a motivé sa création ?

Le Sénégal en particulier, et l’Afrique en général, ont vu ces dix dernières années l’arrivée massive de produits jetables. Ces derniers génèrent beaucoup de déchets non recyclables avec des impacts négatifs sur l’environnement et sur la santé des populations. Ils rendent aussi les populations dépendantes, car il faut sans cesse acheter ces produits de première nécessité.

Afin d’apporter des solutions à cette problématique des produits jetables, nous avons créé ApiAfrique, une entreprise sociale sénégalaise localisée à Ngaparou à côté de Mbour au Sénégal. Elle a pour activité la conception, la fabrication et la distribution de produits et de services contribuant à la réduction des déchets, à l’autonomisation des femmes et à la protection de la santé. Nos principaux produits sont les couches lavables et les serviettes hygiéniques lavables.

Pourquoi avoir organisé une causerie avec les salarié(e)s sur les écrans et sur l’usage que l’on en fait ?

Notre équipe compte aujourd’hui 25 personnes, dont 90% de femmes et de jeunes de moins de 30 ans. Au Sénégal, les écrans tels que la télévision et les smartphones sont omniprésents dans les foyers. Nos employés ne font pas exception, ils possèdent chacun au moins un smatphone qu’ils utilisent à longueur de journée et une télévision chez eux qu’ils regardent tous les jours.

Par ailleurs aucune sensibilisation n’est faite au Sénégal pour mettre en garde les citoyens sur les impacts négatifs sur la santé mentale et physique des jeunes et des adultes avec l’utilisation abusive des écrans. C’est pourquoi nous avons décidé d’inviter Mme Élisabeth Baton-Hervé, afin qu’elle partage avec nous son expérience et nous donne des conseils pratiques pour savoir comment gérer notre « consommation » d’écran.

Que pensez-vous de ce temps d’échange ?

Cet échange a été très instructif pour toute l’équipe. Il nous a permis de voir que nous avons souvent tendance à utiliser les écrans sans réfléchir auparavant sur le « pourquoi » nous les allumons. Les écrans sont souvent un passe-temps et nous n’en mesurons pas tous leurs impacts.  Par exemple plusieurs personnes pensent que ce n’est pas grave de mettre un enfant de moins de 4 ans devant la télévision ou de lui donner un portable. Elles ne mesurent pas les impacts négatifs sur le développement intellectuel et physique de l’enfant. Par ailleurs, nous avons aussi remarqué le rôle désocialisant des écrans, car les gens sont plus obnubilés par les interactions avec leur téléphone qu’avec les autres membres de la société.

Mme Baton-Hervé nous a montré avec des exemples parlants les conséquences néfastes sur la santé, le mental et le développement moteur d’une utilisation abusive des écrans. Sans pousser à une suppression totale des écrans, elle nous a invités à nous fixer des règles pour ne pas tomber dans les pièges des annonceurs.

Suite à la causerie, il a été demandé aux participant(e)s ce qu’ils (elles) en ont pensé, ce qu’ils (elles) ont retenu de ce temps d’échange, si leur façon de voir l‘univers des écrans a changé et si cela a abouti à des changements véritables dans leur quotidien.

Témoignages

Modji « La causerie était intéressante ça nous a permis de savoir beaucoup de choses qu’on ne savait pas sur les écrans. J’ai pu retenir que le fait de rester devant les écrans pendant des heures n’est pas conseillé. La causerie m’a permis d’avoir une autre vision des écrans et je me suis rendu compte que je perds du temps devant mon téléphone inutilement. Oui j’ai réduit le temps que je passais sur mon téléphone et la télé.»

Anta « La causerie était très captivante et constructive, car ça nous a permis de mieux comprendre comment et quand on utilise les écrans. Durant la causerie j’ai pu retenir que les écrans nous empêchent de communiquer avec nos proches pour tisser des liens et nous isole de tout. Ma vision a changé, car je considérais l’écran comme moyen de distraction alors que c’est beaucoup de temps perdu pour des choses inutiles. Les écrans, ça peut aussi nous rendre inefficaces, car si on y passe trop de temps ça nous empêche d’avancer et de faire des choses utiles. Oui j’ai déjà commencé à changer depuis ce jour et j’ai même sensibilisé la famille, surtout les enfants sur ce sujet.»

Marianne « Intéressant ! J’ai beaucoup appris sur les écrans, sur leurs côtés positifs et négatifs. Pendant la causerie j’ai pu retenir que rester pendant des heures devant les écrans nous empêchent de communiquer et d’être en famille. Grâce à la causerie, je me suis rendu compte que trop d’écrans ce n’est pas bon pour les yeux. Oui, je fais de mon mieux pour regarder le moins possible les écrans, j’en ai même parlé avec mes frères.»

Bineta « La causerie était très intéressante, car on a appris plein de choses très importantes. Durant la causerie j’ai pu retenir que trop d’écrans ce n’est pas bon pour les adultes et les enfants. Un enfant qui passe beaucoup de temps devant les écrans n’est pas le même que celui qui joue avec des jouets. Après la causerie j’ai une autre vision des écrans et je trouve que le temps qu’on y passe est inutile. J’ai commencé à réduire les écrans et maintenant je passe moins de temps sur mon téléphone.»

Véronique « La causerie sur les écrans était très importante. J’ai pu retenir que le fait de rester durant des heures devant les écrans nuit à notre santé. J’ai pu constater que les écrans nous prennent beaucoup de temps et nous empêchent de faire notre travail correctement. Avant la causerie je passais beaucoup de temps devant la télé, même jusqu’à 3 heures du matin, et maintenant j’y passe moins de temps.« 

Aissatou « La causerie était hyper intéressante, je ne savais pas que les écrans pouvaient causer tant de dégâts sur les adultes et les enfants. Durant la causerie j’ai pu retenir que les enfants de moins de 3 ans ne doivent pas regarder la télé. Ma vision des écrans a vraiment changé depuis ce jour, car je pensais que c’était un moyen de distraction alors que c’est juste une perte de temps. Oui depuis la causerie je regarde moins la télé et j’utilise mon téléphone seulement pour des choses utiles.»

Macumba « La causerie était très intéressante, vraiment. En tant qu’adulte je ne savais pas que les écrans peuvent être aussi dangereux. Je suis père de famille et la causerie m’a permis de mieux éduquer mes enfants sur la manière d’utiliser les écrans. Ma vision des écrans a beaucoup changé et j’ai compris que les écrans ne sont pas aussi utiles qu’on le pense. Depuis ce jour pendant les repas interdiction de regarder son téléphone ou la télé.»

Ndeye « La causerie était très passionnante. Je croyais que je savais tout, mais en écoutant parler l’intervenante je me suis rendu compte que je ne savais rien sur les écrans. Durant cette causerie j’ai pu retenir que trop d’écrans nous rend moins efficaces et que ce n’est pas utile du tout. Ma vision des écrans a beaucoup changé depuis ce jour, car à la fin, si les écrans ne nous apprennent rien d’important et qu’ils nous prennent tout notre temps, ce n’est pas la peine d’y passer autant de temps. Oui, je commence petit à petit à diminuer les écrans. Je m’en sors pas mal avec mes neveux à la maison.»

Fatima « La causerie était très captivante, vraiment. J’ai pu retenir que les écrans ne sont pas aussi efficaces sur l’éducation des enfants comme on le dit au Sénégal, au contraire ça les empêche de bien réfléchir et même de développer leurs capacités intellectuelles. Ma vision sur ce sujet a beaucoup changé, car à la fin de la causerie j’ai pu réfléchir sur comment j’utilise les écrans à la maison. Depuis ce jour on a fixé des heures pour regarder la télé et passer plus temps en famille. »

Mame Faye « La causerie était très très passionnante. J’ai compris que trop d’écrans ce n’était pas bon pour la santé. Grâce à la causerie j’ai pu retenir que trop écrans ce n’était pas bon pour la vue et pour les enfants de moins de 3 ans. Ma vision sur les écrans a changé depuis ce jour, car pour moi ça ne nous apprend rien, c’est juste une perte de temps. Je regarde de moins en moins les écrans maintenant.»

Aissatou « La causerie était très constructive. Durant la causerie ce qui a le plus attiré mon attention c’est l’histoire de l’enfant qui ne pouvait rien faire de ses mains à cause des écrans. Ma vision est qu’on perd beaucoup de temps pour des choses inutiles et ça doit nous inciter à mieux comprendre comment on utilise les écrans. Oui maintenant je regarde de moins en moins les écrans. »

Tening « C’était très intéressant, car ça nous a permis de mieux comprendre comment on utilise la télé. Durant la causerie j’ai pu retenir que les écrans accaparent beaucoup des enfants, car je vois même des enfants qui imitent les dessins animés. Ma  vision est que les écrans c’est une perte de temps. Bien sûr j’ai même réduit le nombre d’heures passées devant ma télé. »

Marie-Louise « La causerie était super intéressante. J’ai pu retenir que le fait de passer trop de temps devant la télé et le téléphone peut nuire à notre vision. Ma vision des écrans a changé depuis ce jour, car on comprend que les émissions qu’on regarde ne nous apprennent rien d’important. Oui depuis ce jour j’ai diminué le nombre d’heures passé devant les écrans. »

Mactar « La causerie était super captivante, ça nous a permis de mieux comprendre la manière d’utiliser les écrans et les conséquences d’un usage excessif. Durant la causerie j’ai pu retenir que trop de temps d’écrans nous empêche d’être utiles, de prêter attention à ce qui se passe autour de nous et nous de communiquer. Ma vision des écrans a beaucoup changé depuis ce jour, car au lieu d’être une source d’apprentissage, les écrans ne font que nous causer du tort. Oui depuis ce jour je m’éduque et j’éduque aussi mes neveux sur la manière d’utiliser les écrans.»

Merci à Madame Élisabeth Baton-Hervé de la part de toute l’équipe Apiafrique de nous avoir fait cet honneur. 

Jacques Brodeur nous à quittés !

Jacques Brodeur, Montréal, novembre 2019

Jacques Brodeur nous a quittés, emporté en quelques jours par la Covid 19.

Ancien professeur de sport, Jacques Brodeur a toujours été soucieux de la santé et du bien-être des enfants et des adolescents. « L’éducation à la paix, aux médias, la prévention de la violence et le développement de saines habitudes de vie » étaient au cœur de son engagement.

Fondateur du Défi 10 jours sans écrans au Québec, puis en France, il était convaincu qu’il y avait urgence à promouvoir la réduction du temps-écran.

Il avait conscience que les grandes firmes internationales que l’on appelle GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), sont davantage préoccupées par la manne financière escomptée par leurs activités que par des questions d’ordre éthique et déontologique.

Le développement accéléré de la technologie numérique a entrainé un accroissement important d’écrans de toutes natures, accessibles à un âge de plus en plus précoce, avec des offres de contenus plus orientés vers le divertissement que vers l’éducatif. L’augmentation du temps écran qui en a résulté conduit les enfants à une surexposition avec des conséquences très préoccupantes : santé fragilisée, agressivité, harcèlement, baisse des résultats scolaires, etc.

Face à ces constats, il était convaincu qu’il fallait œuvrer pour encourager petits et grands à une réduction du temps d’écran. Le Défi 10 jours sans écrans est né de cette nécessité. Son site Edupax témoigne de ses nombreuses interventions ainsi que du dynamisme et savoir-faire qu’il y déployait.

Mais il ne s’est pas arrêté là, il a également été cofondateur de l’association Alerte écrans, des Chevaliers du web et a organisé de nombreux colloques.

Une de ses phrases clés était : « Les écrans pour servir, non pour asservir » !

Jacques Brodeur avait pour habitude de distribuer des bravos aux uns ou les autres lorsqu’ils contribuaient, à leur manière, à cette œuvre commune de prévention des effets néfastes des écrans. A notre tour, nous lui disons BRAVO JACQUES !

Carte des Défis réalisés en France
Colloque Montréal, novembre 2019

Objets numériques : scandaleuses pratiques de travail d’enfants

Les appareils numériques qui peuplent notre quotidien nous offrent la possibilité de nous divertir, de communiquer, de nous informer, de créer, de travailler, etc., Super, c’est le progrès ! Un progrès… pas pour tout le monde.

Nous avons pour habitude de nous concentrer sur l’enfant devant l’écran, mais que se passe-t-il avant qu’il ait reçu sa petite machine numérique ? Que se passe-t-il ensuite lorsqu’elle devient obsolète ? Cet article se propose d’élargir le champ de notre réflexion pour examiner d’un peu plus près la réalité de l’industrie du numérique dans ses phases de production, de consommation, jusqu’à l’étape finale de l’objet-déchet, avec la question centrale de la place et de la condition des enfants dans ce circuit ?

Ce détour est nécessaire, voire urgent, car dans le contexte d’une économie mondialisée et d’une industrialisation de produits high-tech de même envergure, la consommation des pays riches doit pouvoir également ne plus considérer le seul usage immédiat de ces technologies numériques, mais embrasser également les conditions de leurs productions aussi bien que leur fin, à savoir, les déchets qu’elles finissent toujours par devenir. C’est toute la démarche déployée par Fabien Lebrun dans son dernier ouvrage « On achève bien les enfants » : « La destruction des enfants par les écrans est réelle, concrète et visible en amont et en aval du cycle de production, c’est-à-dire de leur conception, des minerais extraits de terre, éléments matériels des écrans, à la transformation (métallurgie, raffinerie), leur assemblage, leur finition et leur commercialisation, leur consommation et leur utilisation, jusqu’à leur destruction et leur disparition, c’est-à-dire en tant que déchets aussi bien concrets que réels » (p. 152).

Ce smartphone, entre nos mains, deviendra très vite obsolète…

Remontons le cycle de production de nos appareils tant convoités. Ce smartphone, entre nos mains, deviendra très vite obsolète (obsolescence programmée), cela d’autant plus que la 5G s’impose déjà aux consommateurs que nous sommes. Or, « La production de déchets électriques et électroniques dans le monde (DEEE) représente 53,6 millions de tonnes, l’équivalent d’environ 1,7 t par seconde et de 7,3 kg par personne en moyenne et par an. » selon le site Planétoscope. Pour Fabien Lebrun, « 60 à 80 % de ces déchets sont gérés de manière opaque et envoyés illégalement des pays riches vers les pays pauvres » (p.154). Ces pays receveurs de nos déchets sont : la Chine, l’Inde, le Nigéria, le Ghana, pour ne citer que ceux-là. Or, sait-on que beaucoup d’enfants travaillent dans ces vastes décharges à ciel ouvert dans des conditions extrêmement périlleuses pour leur santé. Agbogbloshie, au Ghana, est l’une de ces décharges (lire, à ce sujet l’article fort instructif de Antonella Sinopoli (voir ci-dessous). Notons au passage que la France détient le triste record d’être le plus grand émetteur au monde de déchets électroniques avec plus de 20 kg par personne ! Au niveau mondial, ces déchets ont augmenté de plus de 21 % en 5 ans ! (greenIT.fr source « The Global E-Waste Monitor 2020 »).

Nos enfants, accros à leurs écrans, savent-ils que leurs pairs d’autres pays travaillent en nombre dans des usines sous-traitantes des grandes marques qui se disputent le marché occidental. L’une d’elles, l’usine LCE, située en Chine, est même dite « l’usine des enfants ». De jeunes mineurs (ayant parfois moins de 14 ans) travaillent sur les chaines de montage, des heures durant, pour un salaire de misère et dans des conditions souvent inhumaines.

Mais l’exploitation des enfants ne s’arrête pas là. Batterie, écran, électronique, coque de nos gadgets électroniques, conçus par les ingénieurs de la Silicon Valley, nécessitent l’utilisation de métaux rares (cobalt, lithium, cuivre, tantale, coltan…). Le Congo (RDC) est un des grands fournisseurs de ces métaux. Dans un rapport publié en 2015, Amnesty International révèle les conditions périlleuses dans lesquelles des enfants parfois très jeunes (7 ans) contribuent à extraire ces minerais.

« Les vitrines des boutiques chics et le marketing des technologies de pointe contrastent vivement avec les enfants ployant sous les sacs de roches et les mineurs s’affairant dans les étroits tunnels qu’ils ont creusés, exposés au risque de contracter des affections pulmonaires permanentes. Des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité dans l’extraction des matières premières qui rendent leurs produits si lucratifs. » (Mark Dummett, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International).

C’est évident, réduire le temps passé par nos enfants sur leurs écrans est un préalable incontournable pour garantir leur bien-être et leur santé. Mais, informer largement sur les scandaleuses pratiques de travail d’enfants en amont et en aval de la vie des objets numériques peut, non seulement contribuer à donner du sens à la réduction du temps-écran, mais également sensibiliser le consommateur occidental. Nous, consommateurs, détenons le pouvoir de faire pression sur les décideurs politiques et d’influer les orientations et décisions des grandes firmes internationales qui se partagent le vaste marché du numérique. Comment ? Quelques pistes…

  • Ne pas céder aux sirènes du marketing, lesquelles, par leurs « offres » et promesses aguichantes, font pression pour encourager à l’acte d’achat
  • Au contraire, prolonger au maximum la durée de vie de nos appareils
  • Viser le reconditionnement plutôt que l’achat de matériel neuf
  • Penser réparation
  • Privilégier l’équipement écolabel
  • Soutenir les démarches qui visent le respect de la convention internationale des droits de l’enfant : L’article 32 de la Convention internationale des droits de l’enfant indique que « les États parties reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de  compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social », voir à ce sujet le site de l’UNICEF.
  • Soutenir et relayer les actions des ONG, notamment celles de Amnesty international et

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Pour approfondir :

  • « Voilà pourquoi on meurt », Rapport Amnesty International, 2016 ici
  • « Ghana : la décharge d’Agbogbloshie », La revue Quart-Monde 2018 ici
  • « La face cachée du numérique » Guide ADEME, novembre 2019 ici
  • « La face honteuse du «métal bleu» » , Le Monde diplomatique, juillet 2020 ici

Planète déconnexion, un jeu pour décrocher des écrans !

Comment parvenir à se déconnecter face à la force d’attraction qu’exercent smartphones et tablettes sur chacun de nous ? L’association Lève les yeux vient de créer un jeu véritablement amusant afin d’aider petits et grands à prendre pleinement conscience de la place, bien souvent envahissante, prise par les écrans dans nos vies. Entretien avec Yves Marry, cofondateur de l’association.

Pouvez-vous présenter votre association et sa raison d’être ?

  • Nous sommes légalement constitués en association, mais on se définit comme un collectif parce qu’on essaie d’avoir un fonctionnement aussi horizontal que possible. La raison d’être de Lève les yeux est de promouvoir la déconnexion à travers différents moyens, à la fois auprès des jeunes dans des ateliers de sensibilisation, du grand public à travers les médias, auprès des décideurs politiques par un plaidoyer, et sur le terrain à travers un label pour des lieux déconnectés, il s’agit du label Lève les yeux que nous avons créé pour les bars, les restaurants, les salles de spectacles. Nous souhaitons ainsi susciter une prise de conscience sur la dépendance développée aux écrans et donner l’envie de se déconnecter. Notre discours n’est ni alarmiste ni anxiogène, la démarche est au contraire positive et cherche à rendre la déconnexion enthousiasmante.

Comment vous est venue cette idée selon laquelle nous serions dépendants et que nous passons trop de temps avec nos écrans ?

  • Ça a commencé par un constat physique et ensuite intuitif, qui s’est déclenché chez moi lorsque j’étais en Birmanie, j’y ai vécu 4 ans, de 2014 à 2018. J’ai vu se développer les smartphones et tablettes alors qu’ils n’existaient pas quand je suis arrivé en Birmanie. Et j’ai vu un pays se faire happer très rapidement par la force d’attraction des smartphones. C’est littéralement un pays qui a baissé la tête, baissé les yeux (certains amis me parlaient moins, étaient moins présents. La guitare dans les rues, les livres, ont été remplacés par les jeux vidéos, les vidéos Facebook). C’est là que j’ai pris conscience des risques liés à la technologie numérique, ça a été le déclencheur. Par la suite, des lectures d’ouvrages spécialisés m’ont permis de comprendre théoriquement le problème.

Comment a germé l’idée du jeu « Planète déconnexion » ?

  • Comme nous étions sollicités pour faire de la sensibilisation auprès des jeunes et des parents sur les impacts de la surexposition aux écrans, nous avons décidé de développer un vrai atelier spécifique avec une pédagogie appropriée. Étant donné qu’il s’agit d’un problème relativement émergent, nous n’avions pas beaucoup d’exemples à notre disposition. Même si la télé est là depuis longtemps, l’arrivée des smartphones a décuplé le problème. Pour ces ateliers, il nous fallait utiliser un outil pédagogique qui puisse être à la fois ludique et efficace dans la diffusion des messages de sensibilisation et c’est là que l’idée du jeu de société est apparue. Mais il y a eu aussi ma rencontre avec Axelle qui est créatrice de jeux de société pédagogiques au sein de l’association l’Eclap. Nous avons travaillé ensemble à la création de ce jeu.
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Qu’espérez avec ce jeu ?

  • Eh bien, il donne déjà des résultats, c’est vraiment une grande réussite parce que nous l’utilisons dans nos ateliers de sensibilisation. J’interviens depuis environ un an dans les centres sociaux, dans des quartiers et autres établissements à Marseille et ailleurs. C’est un mémory amélioré, il y a des petits pièges, et en même temps il présente des situations du quotidien dans lesquelles les gens sont avec ou sans écrans. Pour des jeunes qui n’ont connu qu’un monde où eux-mêmes et les autres sont tout le temps sur leur smartphone ou devant un écran, le jeu « Planète déconnexion » les incite à s’interroger. Pour citer un exemple : diner en amoureux, est-ce mieux avec ou sans le smartphone ? L’idée consiste à susciter des débats. Nous commençons par le jeu avec lequel on s’amuse vraiment autour des images proposées, puis nous débattons des situations rencontrées dans le jeu. Cela leur permet de se poser des questions sur ce qui est une forme d’aliénation.

À qui est destiné le jeu « Planète déconnexion » ?

  • Grands et petits peuvent y jouer, à partir de 7 ans.

Comment faire pour se le procurer ?

  • Comme l’association n’a pas beaucoup de moyens, nous ne pouvons pas lancer le jeu à grande échelle. C’est pourquoi nous avons lancé une campagne de financement participatif sur Ullule « Planète déconnexion ». Il est possible d’acheter un ou plusieurs jeux, son prix est de 22 €. Il s’agit d’un don qui a pour  contrepartie l’envoi du jeu par l’association aux gens qui y auront contribué financièrement. C’est une des rares opportunités de l’avoir, parce qu’on ne sait pas du tout s’il y aura une production du jeu à l’avenir.

À VOUS DE JOUER MAINTENANT !